L'Interview koala.ch

sept. 2017 Recruter

En quittant son poste confortable dans une multinationale pour se lancer dans la vente en ligne, Matthias Froehlicher a fait un pari gagnant. Mais comment aborde-t-on le sujet du recrutement quand on est jeune entrepreneur? Découvrez comment Matthias s'est lancé dans l'aventure KOALA.CH

Bild

Matthias, vous avez co-fondé koala.ch, le premier site de vente de chaussures online en Suisse. D’où venez-vous ?

Après mes études à l’EHL j’ai fait mes armes dans le secteur des biens de consommation. En 2007 je rejoins Ebay à Berne. Rapidement mes envies d’entreprenariat prennent le dessus et nous décidons avec l’un de mes anciens collègues (et l’accord de nos femmes !) de démissionner et de fonder koala.ch.

Comment vous êtes-vous lancés ?

Mon associé et moi étions convaincus du potentiel du marché Suisse pour la vente en ligne dans le secteur de la mode. À l’époque il n’y avait pratiquement pas de "big players" dans notre pays.
Nous avons rassemblé nos économies, fait le tour des Friends, Family and Fools et nous nous sommes donnés une année pour mettre notre idée à l’épreuve (et trouver nos futurs investisseurs !).
Notre focus a toujours été sur la rentabilité.
Après 4 années nous nous sommes adossés au groupe Aeschbach, afin de profiter des formidables synergies que cette association pouvait créer.

En tant qu’entrepreneur, comment avez-vous abordé le sujet du recrutement?

Quand on est deux, comme mon associé et moi à l’époque, on fait tout soi-même.
Notre tout premier besoin de recrutement s’est fait sentir quand nous avons réalisé que nous ne pouvions plus passer nos journées à préparer des colis ! Nous avons donc trouvé un stagiaire pour s’en charger. Puis, nous avons recruté un collaborateur pour le service client. Cette fois-ci il s’agissait d’un poste fixe, à qui nous versions d’ailleurs un salaire plus important que le nôtre. Et au fur et à mesure l’équipe s’est agrandie.
Nos critères de sélection étaient différents des grands groupes, et nos questions souvent très orientées vers la pratique. Je me souviens par exemple avoir demandé à un candidat au poste de service client de m’expliquer le trajet en voiture pour aller chez ma mère en Suisse Alémanique !

Quelle est votre expérience avec Academic Work ?

Mon premier contact a eu lieu lors du déménagement de nos bureaux depuis Vaud vers Genève.
Nous avions besoin de vite trouver des nouveaux collaborateurs et nous n’arrivions pas à trouver les bonnes compétences : des candidats parlant suisse-allemand, dynamiques, capables de s’adapter rapidement à de nouveaux outils. Alors pour nous laisser le temps de trouver quelqu’un nous avons recruté 2 jeunes consultants Academic Work en mission temporaire. A eux deux ils combinaient exactement ce que nous cherchions. Par la suite nous les avons gardés pour faire face aux pics d’activité, ce qui nous a été très utile.

Quel conseil gardez-vous en tête ?

« Ça ne tient qu’à toi ».
Bien sûr le rôle d’un manager est de motiver ses équipes. Mais je considère que 70% (minimum !) de la motivation doit venir de soi-même, ça ne tient qu’à soi.
Personnellement ce qui m’aide à conserver cette énergie c’est de mettre perpétuellement de nouveaux projets sur la table, et de donner de la motivation aux personnes qui m’entourent.

Qui sont vos influenceurs ?

Aussi bien mon père qui était dans la finance, que mon oncle journaliste ou bien encore Tony Hsieh et Elon Musk.
Tony Hsieh (CEO de Zappos) a su transformer un business qui dépendait du marketing en un service qui repose sur le service client et la réputation, c’est brillant.
Chez Elon Musk (Tesla) c’est le côté touche-à-tout que j’apprécie, il est capable de s’investir complètement dans dix projets différents en même temps.
L’émerveillement naturel de Bertrand Piccard m’inspire également.

Tip a friend