AW vibe

Interview de Lina Tunek, directrice RSE chez Academic Work: "Tout cela devrait faire partie de notre ADN"

Temps de lecture: 2 mins.

Ces dernières années, notre groupe a eu la chance de connaitre une importante croissance, qui a entre autres induit des responsabilités supplémentaires et la possibilité d’avoir un réel impact sur la société. Dans cette optique, nous avons décidé de faire évoluer nos pratiques RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et avons créé le poste de directrice RSE que Lina Tunek occupe depuis.

Lina fait partie de la famille Academic Work depuis 12 ans, et a cultivé depuis ses débuts un intérêt pour les aspects sociaux et environnementaux. Pendant 5 ans, elle a coordonné les projets RSE pour notre siège à Stockholm. Nous avons eu le plaisir de la rencontrer et de lui poser des questions sur son quotidien et surtout sur les prochaines étapes de son travail.

Télécharger notre rapport RSE

Bonjour Lina, pourrais-tu nous expliquer ton rôle plus en détail?

Mon rôle consiste à coordonner notre politique RSE dans toutes les filiales du groupe. Plus concrètement, cela passe par communiquer régulièrement à propos de ce que nous faisons pour que les employés eux-mêmes viennent nous voir avec des idées, des suggestions... Je m’assure également qu’au niveau légal nous sommes alignés avec la réglementation de chaque pays et que nous respectons nos engagements en tant qu’entreprise. Nous avons toujours été sensibles aux questions RSE mais l’année dernière nous avons décidé d’élever nos ambitions et de les inclure dans notre ADN.

Sur quels sujets RSE Academic Work travaille aujourd’hui?

Nous avons choisi de concentrer une grande partie de notre engagement au niveau social sur l'organisation Response Network, une ONG active dans le sud de la Zambie qui facilite l’accès à l’éducation pour de nombreux enfants. Notre engagement social est aussi visible au niveau local, et initié par nos collaborateurs en interne, comme le Job Preparation Program par exemple.

En ce qui concerne le développement durable, nous essayons dans la mesure du possible de minimiser notre impact en réfléchissant à deux niveaux: celui des process au sens large et celui de notre quotidien au bureau. Cela concerne de nombreux sujets: les voyages, les achats, ce que nous mangeons lors de nos événements, ou ce que nous recyclons, pour ne citer que quelques exemples. Le premier pas pour un nouveau collaborateur est de recevoir une introduction (digitale!) afin de le sensibiliser à ces sujets.

Sustainable office © Stefan Grage

En 2018, nous avons réduit notre consommation électrique de 22%.

Quels sont les projets que vous souhaitez développer cette année?

Nous avons des envies, des ambitions… et beaucoup de travail! En 2019, nous avons décidé de porter notre attention sur le réchauffement climatique, ce que nous devrions tous faire, individus comme entreprises. Notre plus gros défi est évidemment de réduire notre empreinte carbone, et cela soulève la question des voyages professionnels. Nous avons renforcé nos règles quant aux trajets en avion et à l’utilisation des voitures de société, que nous remplaçons progressivement par des voitures hybrides ou électriques. Nous avons décidé de limiter l’impression au minimum, ce qui concerne également nos outils de communication.

Cela peut être de toutes petites actions, comme ce que nous mangeons lorsque nous organisons des événements en interne, qui peuvent éveiller chez nos collaborateurs une conscience écologique. Nous souhaitons, en tant qu’entreprise, pouvoir parler à nos consultants, collègues et candidats de ces sujets et peut-être, les faire changer de pratiques. Si nous y arrivons, alors la différence sera réelle.

Nous souhaitons également sensibiliser davantage de collaborateurs à des initiatives sociales locales. Nous espérons que le nombre de ces initiatives augmentera grâce à la communication que nous faisons.

Quel est le projet qui vous a le plus marqué?

Le voyage auquel j’ai participé en Zambie, sans hésitation. Depuis nos débuts en 1998, nous avons décidé d’appliquer la philosophie du « One percent movement » et donnons chaque année 1% de notre bénéfice net à des causes qui nous sont chères. Jusqu’à présent, cette contribution a été reversée à une association zambienne basée à Livingstone qui s’appelle Response Network. L’année dernière j’ai eu l’opportunité de leur rendre visite et de rencontrer les enfants et enseignants que nous avons pu aider avec nos dons.

En apprendre davantage sur notre engagement en Zambie

En 2018, nous avons envoyé 213 200 euros (233 320 CHF) à nos correspondants en Zambie, permettant le financement de la scolarité de nouveaux écoliers.ères.

Le programme Job Preparation a également attiré mon attention. J’ai rencontré des personnes qui ont fui leur pays en guerre accompagnées des membres de leur famille. Des personnes qui pour d’autres raisons ont tout laissé derrière eux dans l’espoir d’une vie meilleure ici, en Suède. En les aidant à décrocher un entretien, parfaire leur CV ou se rapprocher de quelque manière que ce soit d’une opportunité professionnelle, j’ai compris le potentiel de ces personnes, et l’importance pour nous d’accueillir la diversité.

En 2018, 29 universitaires nouvellement arrivés en Suède ont décroché un poste grâce au Job Preparation Program.

En savoir plus sur nos initiatives RSE et télécharger notre rapport
Partager l'article