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Attirer les meilleurs ? Les critères incontournables... et éliminatoires. [bonus YPAI]

Temps de lecture : 3 minutes. Par Marine.

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Que valorisent le plus nos collègues de demain, lorsqu’ils entrent sur le marché du travail ? Quels sont les must have de tout employeur qui réussit à attirer les meilleurs ? C’est la question à laquelle nous essayons de répondre, chaque année, avec le YPAI – le Young Professional Attraction Index. Cette année, nous leur avons également demandé quels étaient les No Go, c'est-à-dire ce qu'ils fuient le plus lorsqu'ils parcourent une offre d'emploi. C'est ce dont nous allons vous parler dans cet article : c'est parti !

Ce qui les attire en 2020, en Suisse romande

Par rapport à l’année dernière, certains favoris restent bien ancrés sur le podium, tandis que de nouveaux critères font leur entrée dans le classement.

classement des critères

Les possibilités d’évolution et de développement, ainsi que des collègues sympathiques et un environnement de travail agréable, sont deux critères que 53% des jeunes professionnels interrogés placent en premier plan lorsqu’ils choisissent un employeur. Alors que l’étude a été réalisée en pleine épidémie de covid-19, période durant laquelle le télétravail a été fortement pratiqué, il est intéressant de voir que l’environnement de travail et le lien social qu’il favorise restent de véritables piliers, et ce d’année en année, dans le quotidien professionnel de nos répondants. Le critère de la flexibilité des horaires et l’équilibre vie professionnelle – vie privée fait quant à lui son entrée sur le podium, en troisième place : 51% des jeunes professionnels interrogés le considèrent comme important. Par rapport à l’année dernière, ce critère gagne 7 points et supplante le salaire et les avantages, qui reste tout de même essentiel pour 50% des interrogés.

Cette année, nous avons décidé d'ajouter une perspective à notre approche traditionnelle, en posant la question inverse : quels sont les facteurs qui vous feraient exclure un potentiel employeur ? Nous avons observé que les réponses différencient clairement les critères fondamentaux des nice to have. Par exemple : imaginons que vous considérez sérieusement une offre d'emploi : le salaire vous convient, les missions sont intéressantes et les opportunités de développement sont prometteuses. Avec tous ces éléments en tête, quel serait LE facteur qui vous ferait refuser cette offre ?

11 critères potentiellement éliminatoires

par ordre alphabétique

  • Attentes irréalistes
  • Industrie incompatible avec les valeurs personnelles
  • Manque de flexibilité
  • Mauvais emplacement géographique
  • Mauvais environnement de travail / culture d'entreprise
  • Mauvais salaire et avantages
  • Mauvaise réputation de l'entreprise
  • Offre d'emploi mal rédigée / peu claire
  • Perception négative du leadership
  • Peu d'opportunités de développement
  • Processus de recrutement trop long / trop exigeant

Le YPAI est une étude menée dans 6 pays (Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Allemagne et ici, en Suisse). Les résultats présentés ci-contre sont une compilation des données des 6 pays. Vous pouvez explorer les critères grâce à la carte interactive, simplement en cliquant sur les segments et critères qui vous intéressent.

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Quelle recommandations tirer de ces observations ?

#1 Et oui : la culture d'entreprise, c'est important.

Cela fait trois ans que le critère relatif à l'environnement de travail tient une place de choix sur le podium des critères les plus importants pour les jeunes professionnels : en 2020, ce n'est pas moins de 64% de nos répondants européens qui déclarent que l'environnement de travail et les collègues sympathiques est important lorsqu'ils considèrent un emploi, lorsque 53% d'entre eux répondent le salaire et les avantages. Ces critères sont ce que l'on appelle des good to have, c'est-à-dire des facteurs qui améliorent l'attractivité d'un employeur.

Notre question portant sur les critères éliminatoires, quant à elle, révèle à quel point il serait dommage pour une entreprise de ne PAS proposer tel ou tel critère. C'est ce que l'on appelle les "must-have". Alors : est-ce que la culture d'entreprise représente un must have ? La réponse est oui. Les données disponibles ci-dessus montrent que plus que jamais, 53% des jeunes professionnels européens refuseront une offre d'emploi s'ils perçoivent une mauvaise culture d'entreprise ou un mauvais environnement de travail. Dans les segments composants notre échantillon, cette proportion est encore plus grande : chez les étudiants, elle grimpe jusqu'à 57%, contre 41% si le salaire est trop bas. Chez les femmes étudiantes, c'est 6 personnes sur 10 qui n'accepteraient pas de rejoindre une entreprise ayant une mauvaise culture, contre 4 sur 10 pour un mauvais salaire.

Notre implication en tant qu'employeur est incontestable : développer une culture d'entreprise forte n'a pas qu'une valeur communicationnelle. C'est une partie essentielle de notre stratégie d'attraction et de rétention des talents.

Marcus Andersson, Managing Director chez Academic Work, l'a nettement souligné lors de la conférence à l'occasion du lancement du YPAI 2020. À regarder ici !

YPAI criteres eliminatoires

#2 N'oubliez pas tout ce qui est à votre portée !

Non visibles dans le tableau ci-dessus, ces critères sont pourtant éliminatoires pour une partie des jeunes professionnels. Ils sont :

Même si ces facteurs ne sont pas aussi importants qu'un bon salaire ou un bon environnement de travail, ils ont l'avantage d'être relativement accessibles pour un changement rapide. Si une réflexion profonde et stratégique est nécessaire pour faire naitre ou évoluer la culture d'une entreprise, il est plus facile de rédiger un modèle pour écrire des offres d'emploi claires et attrayantes. Il en va de même quant à la longueur du processus de recrutement, ou la flexibilisation des horaires.

Conclusion

Nous le savons : le marché du travail, en 2020, est un marché orienté candidats. Certains secteurs sont sous pression lorsqu'il s'agit de recruter la bonne personne, et les années qui arrivent ne vont pas changer ce paradigme. Au contraire, cela s'accentuera même avec le temps ! Mais grâce aux bons outils, il nous est possible de connaitre davantage ce marché et les techniques d'attractivité pour que les personnes que nous souhaitons voir rejoindre nos équipes postulent à nos offres.

En Suisse romande, certaines structures le font particulièrement bien, jusqu'à devenir "l'entreprise rêvée" de nos collègues de demain. Elles apparaissent dans le classement que vous pouvez télécharger ici. Quant à la connaissance fine des jeunes professionnels suisses, notre analyse de ce que signifie "être un bon employeur" est également disponible, là.

Bonne lecture... et bon recrutement !

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